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Ce blog analyse la société à travers la chanson engagée française de mai 68 à nos jours...
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Catégorie : Blog Musique Date de création :
26.02.2008 Dernière mise à jour :
05.03.2008
Les critiques de la société et le pouvoir de l’argent des années 1995 à 2000
Durant les années 1990, la France traverse une crise identitaire car elle connaît des difficultés dans son replacement en tant que puissance mondiale. En effet, le couple franco-allemand qui lui permettait d’être leader européen se dégrade avec la relation Chirac-Schröder.
De plus, naissent les premières prises en compte des problèmes environnementaux avec le protocole de Kyoto en 1999 qui consiste aux pays concernés de limiter les déchets nucléaires, mais les Etats ne font rien : la France est visée à cause de ses essais nucléaires qu’elle fait à Mururoa en 1995.
- Zazie
Signaux de fumée
Paroles et Musique: Zazie 1995
note: Inédit: titre 2 du single "Homme sweet Homme" extrait de l'album "Zen"
Au bord de la route,
J'ai croisé Jeannot Lapin
Il est mort au mois d'août,
Tombé pour la France en vacances
Demande au Bison,
C'est lui qui a montré le chemin
Pas si futés, pas si futés, nos Indiens
A la claire fontaine,
Je suis allée me promener
L'eau était si belle
Que l'on n'peut plus s'y baigner
Du bord de la rive,
Je vois la lessive dériver
Petit poisson, petit poison à manger
{Refrain:}
Ouille aïe aïe, la terre me disait
J'tourne mal, j'tourne mal
Je déraille, j'ai une mine de déterrée
Depuis qu'j'avale la fumée
C'est fini, moi j'arrête, je veux plus jouer
Si ça tourne mal, tourne mal
Les hommes pourraient bien finir étouffés
Sous les signaux de fumée
Au bord de la plage,
Gisaient quelques perles volées
A ces coquillages
Qui se pendent à nos colliers
La marée est en noir
Et les oiseaux qui brillaient sous la lune
Tournent en rond dans le goudron et les plumes
{au Refrain, x2}
Dans sa chanson Signaux de fumée, Zazie évoque des problèmes environnementaux tels que la marée noire, la pollution de l'eau et de l'air. Elle dénonce pour ainsi dire la bêtise humaine de toujours vouloir faire plus, sans réfléchir aux conséquences, déjà bien réelles.
"La marée est en noir Et les oiseaux qui brillaient sous la lune Tournent en rond dans le goudron et les plumes"
De 1997 à 2000, la bulle internet a mis en avant la nouvelle économie où certaines entreprises peuvent gagner des millions sur un concept qui n’a pas de base tangible. Ce sont les startup.
Ainsi, l’argent semble facile à gagner, ce qui écrase toutes les idéologies.
Dans les années 1990, les critiques de la vie dans les banlieues sont de plus en plus fréquentes avec une impression de ghettoïsation d’une partie de la population dont le seul moyen de revendication est la violence.
Ainsi, plusieurs rappeurs critiqueront le système social dans lequel ils se sentent manipulés par le gouvernement.
- Fabe
Ca ou rien, 1998
Paroles et Musique: Fabe, Koma, Haroun, Mokless, Morad
(Koma)
C'est ça ou rien, vu qu'ici-bas on n'a pas grand chose,
On pose notre voix sur instru
Et c'est peut-être bien ça qui nous sauve.
Que tous nos espoirs reposent, rime et prose qu'on dépose.
Energie qu'on dépense et baffles 2 X 100 watts qu'on explose. On s'expose,
On parle de vrai et pour ça j'ai pas de limite.
J'dis mon truc, c'est ça ou rien,
C'est sur mon sort que je médite.
Jour après jour après nuit
On s'dit qu'on bougera peut-être bien.
Rien dans les poches, dans les mains.
C'est " rien sans rien ", j'en deviens guedin,
Donc demain, j'ferai tout ce que je pourrai pour sortir de là,
Combien comme nous en France le voudraient ?
(Haroun)
J'peux dire qu'les p'tits jouent les gros bras,
Qu'les grandes gueules passent pour des rois ici,
Qu'ça tourne pas rond, esprit caillera ça m'plaît pas...
Mais bon la fierté prend l'dessus,
On cherche à prouver l'impossible,
S'faire passer pour un dur
Est pour l'esprit faible la première cible.
On pousse les limites,
Les barrières quand la folie devient une qualité,
Qu'les bandits et les gangsters
Sont les mecs les plus respectés,
Mais c'est en côtoyant la merde
Qu'on s'imprègne de son odeur,
Alors c'est soit j'rappe,
Ou soit j'fais partie des leurs.
Parce que c'est ça ou rien,
Y a pas l'choix ici sans diplômes ni piston ?
On s'assume comme on peut pour n'pas rester prisonniers du béton...
(Fabe)
C'est pas autre chose, y a pas d'aures choix, donc pas d'autres voies,
D'en bas on te voit, c'est ça qu'on m'avait dit autrefois.
Un panneau de bois où j'pose ma feuille quand j'cause avec toi,
M'oppose avec ma prose, dose avec parcimonie.
M'impose dans la cérémonie.
Compose avec la vie qu'jai eu là,
Vu, qu'j'ai eu la chance de choisir.
Agir au lieu de moisir, pour pas finir
Parmi les romans foireux chez France-Loisirs,
Ou pire ! Errer le soir comme un galérien, ça m'valait rien j'vire,
Maintenant j'rappe comme je respire: c'est ça ou rien...
(Mokless')
Ça tombe bien ! En v'là envore un !
Les compliqués n'ont qu'à s'abstenir,
Rester sereins car on n'est pas en train d'tenir le taureau par ses cornes
Ni la gazelle par ses pattes.
On avance entre borgnes et entre potes on s'épate.
Y a plus d'choix, plus d'ponts, combien tu paries ?
Pourquoi agir comme un hooligan à Paris ?
Car c'est ça ou rien, moi j'veux du pèz' comme les Saoudiens.
Les chromes, les pénuries avec les potes on s'en souvient...
On en parlait soir et matin, sans excès,
Pour chacun et tout le monde sait
Qu'c'est difficile de s'en sortir aujourd'hui quand on a
L'appétit d'Bernard Tapie et l'caractère de Cantona...
(Morad)
J'ai fluide, un mode d'expression limpide,
Le souci de satisfaire sans paraître stupide.
Comme un accord de principe, des propos explicites,
La force des mots sincères des pacifistes.
De la matière, des idées non imposables.
Le vide à combler d'un quotidien peu comparable.
La graine de révolutionnaire peut-être futur manutentionnaire.
Une motivation de plus, pour pas lâcher l'affaire...
L'espoir des sans-piston, assistés,
Par la culture du bitume: peu de bagages, on voyage léger !
Des moutons, tous au courant d'leur condition.
L'esprit reste au-dessus de ces dégradantes notions.
Peu d'émotion, la vérité on la connaît bien,
Jusqu'à preuve du contraire, on a l'choix entre ça ou rien...
Fabe, un rappeur connu au milieu des années 1990, met ici en avant les difficultés de vivre dans une société de consommation avancée et dans laquelle il est dur de trouver du travail:
"Il faut agir ou moisir...", selon le chanteur. "C'est ça ou rien, y a pas l'choix ici sans diplômes ni piston."
Les paroles de cette chanson paraphrasent le même leitmotiv; c'est à dire qu'il faut se donner les moyens pour réussir dans cette "nouvelle société".
Aujourd'hui, 1998
T'as vu comment ça s'passe aujourd'hui,
J'prends mes marques.
J'veux pas m'faire shooter par un trimard sur le trottoir,
Tard le soir ou l'après-midi,
Dans une station de métro que ce soit les Halles ou Garibaldi...
C'est plus Vivaldi de nos jours qui fait référence,
C'est l'arme du crime, la combine et la délinquance.
Comment changer ça, j'rêve de ne voir un frère tomber pour tout ça !
Il faut combien de morts
Pour qu'on la crève ta mode de " lascars " et " d'armes " ?
Jusqu'à ce moment-là, moi je n'y touche pas.
T'es pas une pute: tu ne te couches pas,
T'es pas morveux: tu ne te mouches pas,
Tu ne bouges pas dans les sens que la France veut que tu pousses ta face.
Même quand t'es en transe à bout faut pas qu'on te la fasse.
Réponse à tout enfin surtout à tout ce qui t'agace.
Regarde en face, quand tu dépasses l'as des as.
Parti à 10 contre 1, tu en rencontres un comme toi,
Genre moi, jure-moi qu'un gars du coin c'est pas sacré.
C'est pas pour ça qu'il faut les massacrer !
La famille, c'est sacré, tu la touches et ça crée des ennuis...
Des mères-filles deviennent veuves quand s'abat la nuit,
Quand lame à la main, au nom de l'ami la mort en veut à la vie.
Du mal à y voir même pas l'temps de dire " au revoir "
A en croire l'histoire,
C'est toujours les mêmes qui font la poire, ça foire !
L'espoir est loin, en fait si j'écris,
C'est pour éviter de descendre dans la rue en poussant des cris.
Ma vie j'décris, j'y crois, chacun sa croix, son fardeau,
Son quota de " pas de pot ! ",
De genoux écorchés ou bien de sauts sous le métro.
Suivant la tête du client,
La vie c'est pas un plan dépliant, dépliable,
T'enlèves " dép ", tu mets " d ", il reste le diable...
Piège camouflé, où foncent en courant tous ces mouflets,
Si les enfants innocents alors qui est-ce
Qui leur a soufflé toutes ces saloperies,
Ces sales manies ? Depuis la tape à Monoprix,
Passes par la caisse de l'épicerie, finit en son-pri...
Combien en ont pris ?
Combien ont compris ?
Combien ont grandi ?
Combien sont morts ?
Combien ont tort ?
Combien ont choisi ?
Combien ont vécu ici ?
Combien ne connaissent pas le souci ?
Combien s'en sortent ?
Combien sont escortés ?
Combien sont emportés ?
Combien ça coûte une école privée ?
Combien tu paies toi ?
Combien j'les aime mon père et ma mère moi !
Combien de fous les poches vides leurs jours d'anniversaire ?
J'ai plus de voix...
Ici, l'artiste exprime une volonté de changement de mentalité et dénonce ainsi la routine que ce monde impose et ses mauvaises habitudes.
"C'est plus Vivaldi de nos jours qui fait référence, C'est l'arme du crime, la combine et la délinquance. Comment changer ça, (...)"
Fabe pense ainsi que la société tourne mal à cause de "l'unique" voie/modèle que la mode et la société de consommation nous imposent.
A l'aube de l'an 2000 déboule sur les ondes Jeune et con, titre qui va, si ce n'est bouleverser, dérouter la France. Son interprète s'appelle Damien Saez. Il se vend à plus de 200.000 exemplaires et fédère la jeunesse de France sur fond de textes engagés et de guitares crépusculaires.
Damien Saez
Jeune et con
Encore un jour se lève sur la planète France
Et je sors doucement de mes rêves je rentre dans la danse
Comme toujours il est huit heures du soir j'ai dormi tout le jour
Je me suis encore couché trop tard je me suis rendu sourd encore
Encore une soirée où la jeunesse France
Encore elle va bien s'amuser puisqu'ici rien a de sens
Alors elle va danser faire semblant d'être heureux
Pour aller gentiment se coucher mais demain rien n'ira mieux
Puisqu'on est jeune et con
Puisqu'ils sont vieux et fous
Puisque des hommes crèvent sous les ponts
Mais ce monde s'en fout
Puisqu'on est que des pions
Content d'être à genoux
Puisque je sais qu'un jour nous gagnerons a devenir fous
Encore un jour se lève sur la planète France
Mais j'ai depuis longtemps perdu mes rêves je connais trop la danse
Comme toujours il est huit heure du soir j'ai dormi tout le jour
Mais je sais qu'on est quelques milliards a chercher l'amour encore
Encore une soirée ou la jeunesse France
Encore elle va bien s'amuser dans cet état d'urgence
Alors elle va danser faire semblant d'exister
Qui sait si l'on ferme les yeux on vivra vieux
Puisqu'on est jeune et con
Puisqu'ils sont vieux et fous
Puisque des hommes crèvent sous les ponts
Mais ce monde s'en fout
Puisqu'on est que des pions
Content d'être à genoux
Puisque je sais qu'un jour nous nous aimerons
Comme des fous
Encore un jour se lève sur la planète France
Et j'ai depuis longtemps perdu mes rêves je connais trop la danse
Comme toujours il est huit heures du soir j'ai dormi tout le jour
Mais je sais qu'on est quelques milliards à chercher l'amour
La chanson, politico-sociale, de Damien Saez dénonce l'indifférence:
"Puisqu'on est jeune et con Puisqu'ils sont vieux et fous Puisque des hommes crèvent sous les ponts Mais ce monde s'en fout..."
Enfin, ces années marquent le début de l’époque des « mannequins stars ». La France a besoin de références pour rêver : N.Campbell, C.Schiffer, C.Crawford, K.Moss, K.Kristensen, A.Karembeu, C.Bruni, ainsi que de grand couturier en plein essor, K.Lagarfeld, C.Lacroix, Y.Saint-Laurent, J-P.Gauthier.
- MC Solaar
Victime de la mode, 1995
Clapeur, prise 1, vision panoramique
Une caméra avance, gros plan sur Dominique
Seule devant la glace, elle osculte son corps
Puis crie machinalement : encore quelques efforts
Tous les régimes sur elle furent testés
Toutes les tentatives ont été des échecs complets
Mais elle persévère et pour plaire à son homme
Dominique a décidé de suivre la norme
Elle enmagasine des magazines
Dans lequels elle pense trouver le recours ultime
Maso à l'assaut de ses formes rondelettes
Elle était occupée à couper du pécul car on lui piquait les fesses
Victime de la mode, tel est son nom de code
Lumière, scène II, l'As de trèfle lui propose
Une toute nouvelle donne et en voici la cause
Tellement d'efforts et pour quel résultat ?
Elle perd de l'oseille au lieu de perdre du poids
Dominique réplique et très vite m'explique qu'elle veut être
la réplique d'une créature de clip
ainsi font, font, font les petites filles coquettes
Elles suivent un modèle qui leur fait perdre la tête
From London to Washington, Kingston, Charenton
ou Carcassone
Quand le téléphone sonne, elle répond sans cesse
Qu'elle était occupée à couper du pécul car on lui piquait les fesses
Victime de la mode, tel est son nom de code
Donc, en guise de conclusion
A l'analyse logique de cette situation
Le régime, le jogging, la lipossucion
Sont à tester mais il faut faire attention
Espérons que vous avez compris
Les bases très claires de ce code de déontologie
Prendre ou perdre quelques kilos
L'essentiel est d'être vraiment bien dans sa peau
Ma tactique attaque tous tes tics avec tact
Domique pas de panique, écoute bien ce funky beat
La quête de l'image la laisse dans le stress
Elle était occupée à couper du pécul car on lui piquait les fesses.
Victime de la mode, tel est son nom de code
MC Solaar critique dans cette chanson le système de la norme qui selon lui est trop présent dans la société:
"Ainsi font, font, font les petites filles coquettes Elles suivent un modèles qui leur fait perdre la tête From London to Washington, Kingston, Charenton Ou Carcassone"
Le chanteur accuse cette consommation excessive tournée vers la mode, qui selon lui nous rend individualiste et égocentrique.
Ces différents évènements font donc évoluer le degré d'engagement des chanteurs/compositeurs: il y a plus de dénonciations, de réclamactions et d'actions.
En 1973, la guerre du Kippour oppose Israël, au fait de sa puissance, aux pays arabes. Les derniers regroupés au sein de l’Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole, décident une hausse artificielle des prix du baril, afin de pénaliser les économies des pays du Nord : c’est le début des vingt années piteuses. La France connaît alors une crise économique importante puis, suit une hausse du chômage. Un vent de solidarité souffle alors sur l’hexagone, de nouvelles idéologies et conceptions font leur apparition : l’individualisme et le libéralisme. Ainsi, Durant une dizaine d’années la société se dégrade de plus en plus, c’est alors que de nombreux artistes s’engagent alors, certains critiquent la société, d’autres l’analysent.
La crise économique à travers la chanson française..
Dès 1973, une succession de crises économiques s'enchaînent alors (73-75 puis 79-82 puis 87), la croissance est donc brisée, on parle de croissance molle. On constate une constante sociale: le chômage; mais pourtant l'enrichissement globale continue et le commerce reste important..
En 1977, le hard rock débarque dans l'héxagone, et il porte un nom: TRUST. Issu du mouvement punk, dont il a toujours évité les clichés, le groupe connaît le succès grâce au morceau Antisocial.
Malgrè des censures intervenues dûes à son engagement Trust est probablement le seul groupe français à avoir connu un succés international dans ce genre musical.
Le premier couplet de leur chanson refléte très bien le regard que pose Trust sur la société française des "années Giscard":
"Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale
Tu masques ton visage en lisant ton journal
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro
Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas
Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle
Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balle.
Tu voudrais donner des yeux à la justice
Impossible de violer cette femme pleine de vices."
Malgrè une séparation de groupe en 1985, Trust devrait reconquérir l'héxagone pendant les festivals de l'été 2008. Ceci pourrait bien être l'ultime retour de Trust.
La solidarité à travers la chanson française..
Au printemps 1984, dans le nord de l’Ethiopie, la pluie a cessée de tomber. Les troupeaux sont décimés, hommes et femmes se mettent en mouvement pour chercher un endroit plus clément.
En Septembre, les déplacements de populations s’intensifient, et le camp comptera plus de 100 000 habitants avec une mortalité de 100 personnes par jour. Les médias du monde entier montrent des enfants agonisants.
Valérie Lagrange, (une auteur, compositrice, interprète, actrice et écrivain française), émue aux larmes par un reportage de la BBC sur le camp de Korem (Ethiopie), contacte alors le chanteur Renaud et l’incite à réfléchir pour agir en faveur des éthiopiens.
Renaud écrira alors le texte d’une chanson : SOS ETHIOPIE dont la musique sera composée par Franck Langolff. En Mars 1985, Renaud invitera à l’enregistrement les artistes suivants : Julien Clerc, ainsi que Hugues Aufray, Josiane Balasko, Didier Barbelivien, Axel Bauer, Michel Berger, Richard Berry, Gérard Blanchard, Francis Cabrel, Luis Chédid, Christophe, Coluche, Charlélie Couture, Hervé Cristiani, Michel Delpech, Gérard Depardieu, Olive de Lili Drop, Diane Dufresne, France Gall, Jean-Jacques Goldman, Goteiner, Jacques Higelin, Catherine Lara, Maxime Leforestier, Jeanne Manson, Nicolas Peyrac, Véronique Sanson, Alain Souchon, Jean-Louis Aubert, Diane Tell, Fabienne Thibault, Trust et Laurent Voulzy. Ce « petit monde » donnera naissance à :
Les chanteurs sans frontières. Le disque s'est vendu rapidement à plus d'un million d’exemplaires et a rapporté plus de 10 millions de francs (1 million ½ d’euros) qui ont été reversés à l'association Médecins sans frontières.
Malgré son refrain émouvant :
« Loin du cœur et loin des yeux De nos villes, de nos banlieues L'Ethiopie meurt peu à peu Peu à peu »
cette chanson sera toutefois critiquée, certains artistes et philosophes attaqueront Renaud et tous ceux qui ont voulu agir contre la famine en Ethiopie, les accusant de vouloir voguer sur la vague « chanson humanitaire » et d’utiliser cette mode pour se faire de l’argent ou pour sa propre notoriété.
Si les chanteurs sans frontière ne sont plus très célébre de nos jours, les enfoirés des restos du coeur, eux, sont toujours d'actualité..
Les Enfoirés des restos du cœur, sont fondés treize ans après le choc pétrolier(1986) par Michel Colucci dit Coluche, son association a pour but « d'aider et d'apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l'accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique, ainsi qu'à toute l'action contre la pauvreté sous toutes ses formes ».
Ils reprennent alors le travail de l'Abbé Pierre, commencé lors de l'hiver 1954, ceci montre bien que la pauvreté ne se désamplifie pas et que l'état est contraint de se décharger d'une partie du social.
Coluche forme alors la première bande d’Enfoirés : Jean-Jacques Goldman, Yves Montand, Nathalie Baye, Michel Platini et Michel Drucker. Grâce à l'image de Coluche et de tous ses amis, les Restos du Coeur vont pouvoir avoir le soutien des médias et ainsi se faire reconnaître d’un très large public. Même si son fondateur décède peu de temps plus tard, les enfoirés ne se démobilisent pas. Des concerts sont alors organisés et ils recommencent en 1987, 1988…et depuis, chaque année, le concert des Enfoirés rassemble et encourage les bénévoles des Restos .Ainsi, leur refrain accrocheur est devenu très populaire :
« Aujourd'hui, on n'a plus le droit Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid Dépassé le chacun pour soi Quand je pense à toi, je pense à moi Je te promets pas le grand soir Mais juste à manger et à boire Un peu de pain et de chaleur Dans les restos, les restos du cœur »
Les bénéfices des prestations des Enfoirés (concerts, CD, DVD, etc.) sont reversés à l'association Les Restos du Cœur. Ainsi, chaque année, l’événement représente près d’un quart des recettes de l’association.